Des news depuis la planète Nano

Le tome 3 des Chroniques des Hémisphères est sorti début septembre et depuis je n’ai pas chômé.

J’ai à peine eu le temps de dire au revoir à Caracal et Sagana et j’ai enchaîné sur une nouvelle, Dédales, qui trouvera une place dans un sombre, très sombre recueil, entourée d’autres textes sombres, très urbains, écrits par des auteurs très belges (de nationalité ou de coeur) et dont je vous parlerai plus en détails dans un futur proche.  Si tout va bien, je pourrai affirmer que mes personnages toucheront le sol de New-York avant moi! Pour le fin mot de l’histoire, rendez-vous en avril 2015…

bxlnoir

Et puis novembre est arrivé. Et cette année, j’ai pu embarquer pour un voyage que j’avais envie de faire depuis longtemps!

Je participe au Nanowrimo 2014!

Logo du nanowrimo

 

Pour ceux qui se demandent « kezako? », c’est un challenge mondial qui réunit des dizaines de milliers d’auteurs vers un même but: arriver à écrire un roman de 50 000 mots du 1er au 30 novembre.

Qu’est-ce qu’on gagne? La satisfaction d’avoir écrit près de 150 pages en un mois.

Est-ce qu’on peut tricher? Oui. Mais comme à l’école, on se sabote soi-même en trichant.

Est-ce que ça sert vraiment à quelque chose? Mais oui mon petit, oui, ça sert vraiment à quelque chose.

D’abord parce que le Nano, c’est une véritable communauté, des idées, de l’inspiration, du soutien. C’est l’idéal pour moi qui adore « l’écrire collectif », c’est à dire, au contact d’autres auteurs en pleine créa.

Mais aussi parce qu’avec son objectif journalier (1666 mots pour être exacte), le nano permet de refaire une place à l’écriture, tous les jours, petit à petit, et de se remettre en selle.

J’ai choisi une histoire sur laquelle je sentais que je ne devais pas passer trop de temps, parce qu’elle était claire dans ma tête et je l’avais déjà construite en filigranes des Chroniques depuis quelques mois. J’ai commencé comme une flèche, j’ai dépassé les objectifs journaliers et pris beaucoup d’avance la première semaine. Facile: tout était sur mon tableau. Et puis soudain, une fois que mon scénario a atteint les limites de ma construction, je me suis retrouvée devant une page blanche.

Ca ne m’était plus arrivé depuis longtemps. J’ai failli arrêter pour prendre le temps de construire posément la suite, comme je le fais d’habitude. Mais après des échanges avec des auteurs qui sont déjà passés par l’épopée du nano, j’ai continué à me prêter au jeu, à « jeter des mots », spontanément. Après avoir tâtonné dans la brume, j’ai eu le déclic, mon histoire s’est remise sur des rails beaucoup plus surprenantes que si j’avais travaillé comme à mon habitude.

Il reste 12 jours pour arriver aux 50 000 mots. J’ai franchi la barre des 30 000 aujourd’hui. J’espère pouvoir dire que j’ai atteint mon but le 1er décembre, et alors je pourrai en dire plus sur ce qui m’a fait massacrer mon clavier comme tant d’autres auteurs de par le monde!

See you. Kusjes. xo xo, je vais à un vernissage et je suis en retard.