Aller au diable (2)

14 juin. Mi-parcours. Ce serait un lieu commun de dire que ça passe vite.

Cette semaine, je me suis surprise à me consacrer uniquement à Amaryllis, je n’ai pensé à rien d’autre, ni feuilleton numérique, ni scénario BD, que je suis pourtant sensée faire avancer ici. Mais la rédaction d’Amaryllis se poursuit, comme pour les autres textes, j’ai commencé mon « tableau FBI » à l’aide de post-its et patafix, des images de Gaspard Talmasse affichées pour m’inspirer. Gersande et Amaryllis me regardent vivre et ça m’aide à rester dans l’ambiance:

(c) Gaspard Talmasse
(c) Gaspard Talmasse

Je suis complètement amoureuse de cette illu, je pourrais la regarder pendant des heures et si je doute, il me suffit de penser que Gaspard m’attend pour m’y remettre.

Pour avoir une idée de l’ambiance musicale qui résonne en boucle dans ma chambre, vous pouvez aller voir sur Spotify la playlist Amaryllis.

J’ai prévenu ma première lectrice que j’espérais qu’elle puisse avoir un premier jet pour le 1er juillet. Bim. C’est ce qu’Elisabeth Georges appelle « La colle au cul », ou la motivation qui colle l’écrivain à sa chaise de bureau. J’ai terminé son bouquin et j’ai trouvé quelques idées et techniques de travail qui me correspondent. Son approche est très centrée sur l’efficacité de l’écriture, j’ai besoin personnellement de malaxer un peu plus les mots que ce qu’elle préconise, mais elle assume le fait que son livre porte uniquement sur sa technique et qu’il faut trouver celle qui nous est propre. Quand je pense qu’elle a compris comment elle fonctionnait après 12 romans, je me dis que j’ai encore beaucoup à expérimenter avant de me fixer sur un seul mode d’emploi infaillible.

Mercredi, j’ai reçu un kit de survie de ma  BFF (elle me connaît si bien!) et le facteur qui était chargé de me l’apporter m’a fait le plaisir de rester quelques jours.

Kit de survie BFF

Je pensais que ce séjour à deux allait me ralentir dans mon écriture ou me distraire, mais je me suis surprise à être beaucoup plus efficace à travailler le matin, en poursuivant des objectifs clairs (un nombre de mots, un point de l’histoire à atteindre, une question dramatique à résoudre), ce qui nous a permis de visiter un peu la région et de consommer du vin régional.

"Winter is coming... mais pas tout de suite. Tout de suite, y'a l'apéro."
« Winter is coming… mais pas tout de suite. Tout de suite, y’a l’apéro. »

Au final, je n’ai eu qu’un seul vrai jour off complet, c’était samedi, c’était BBQ, c’était vin rosé et bougies à la citronnelle et c’était parfait pour recharger mes batteries.

J’attends de cette troisième semaine une montée en puissance dans l’écriture d’Amaryllis. Probablement qu’elle va encore m’occuper à 100% (elle en a le droit, ça fait trois ans qu’elle m’attend). J’aimerais essayer de mettre en place quelques objectifs, comme je l’ai fait cette semaine.

La colle au cul maintenant étalée, je vais m’asseoir avec sérieux.